Pratique des processus de dynamique participative - module d'introduction
1-2 mars 2012 (complet) ou 13-14 juin 2012 ou 3-4 octobre 2012
Implémentation de la dynamique participative - module d'approfondissement
29-31 janvier 2013
Pour le programme complet, voir cours de natation.
Blog minute
l'art du (non-)changement dans le coaching

- reflet systémique
Avez-vous déjà eu le sentiment, comme coach de votre collaborateur d'être instrumentalisé par lui ? Ou, si vous êtes coach professionnel, d'être instrumentalisé par votre client?
Cela nous est tous arrivé, de façon plus ou moins évidente. Un collaborateur/client qui vient de son plein gré avec une demande de coaching précise est souvent dans le paradoxe qu’il adresse une demande de changement à son interlocuteur mais en voulant maîtriser l’outil pour ce faire, pour au fait être sûr de ne pas changer. Instinctivement, nous luttons tous contre les changements, nous désirons ce qui est rassurant - le non-changement - que la systémique appelle l’homéostasie d’un système.
Plus un collaborateur/client vient avec une demande précise, plus il y a de risques pour l’intervenant d’être un instrument d’homéostasie pour lui.
J.-A. Malarewicz conseille même avec humour au coach d’être « moyen » lors de la 1ère rencontre. Il ne faut pas paraître trop compétent car on en devient trop « dangereux » (car trop "fort" à susciter le changement...) !
Sans aller aussi loin, nous voyons un réel danger à ce que le coaching maintienne le client dans son système en l’accompagnant dans des changements qui sont au fait "toujours plus de la même chose" (changement de type 1 de la systémique).
La difficulté de notre travail consiste à amener le collaborateur/client à un changement de type 2, qui lui est un vrai changement, un changement de paradigme.
Ramener la demande officielle à un besoin relationnel
La systémique propose de ramener la demande du coaché à une dimension relationnelle, d’aller chercher le besoin caché derrière la demande officielle. La systémique s’intéresse à la relation entre les « éléments » d’un système, à ce qu’ils font et pas au pourquoi ils le font.
Exemple : derrière un problème de décision peut se cacher au fait le besoin: « Je me sens incapable d’assumer les conséquences de ma décision. » En déplaçant le curseur, en demandant au coaché d’imaginer les conséquences relationnelles 5 mois après le moment du choix, on lui permet de travailler à l’acceptation des conséquences de son choix.
Autre exemple : les demandes de problème de gestion du temps cachent souvent un manque de délégation dû à un manque de confiance dans les autres (problème relationnel).
Se servir de la relation coach-coaché
La systémique pose comme hypothèse que la nature de la relation du coaché avec son coach est le reflet de celle qu’il entretient avec son entourage professionnel (c’est ce qu’on appelle le reflet systémique).
Le travail du coach sera alors de permettre à son collaborateur/client d’expérimenter une autre façon d’interagir dans leur relation coach-coaché. A ce titre, le coach s’investit dans la relation, il n’est pas neutre, il n’est pas en empathie, il expérimente une relation avec son collaborateur/client (cf. coaching).
Pour le coach, il s'agit surtout de rester vigilant à rester maître du cadre tout en laissant venir le contenu pour amener le coaché plus loin avec un esprit d'à-propos bien aiguisé ! Tout un programme !

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