coaching

Qu’est-ce que le coaching ? D’après Vincent Lenhardt, « on appelle coaching l’accompagnement d’un responsable ou d’une équipe dans leur vie professionnelle » (Les responsables porteurs de sens, Insep Editions 1992, p. 29). Ordinata décline cet accompagnement en :

  • « coaching bocal », l’accompagnement du développement organisationnel d’une organisation
  • « coaching fusée », l’accompagnement du développement culturel de l’organisation, et
  • « coaching poisson », l’accompagnement des personnes, individuellement ou en équipe, qui exercent une fonction clé dans l’organisation.

Trois types de situation d’accompagnement bien différents, certes, chacun nécessitant le déploiement d’outils et méthodes spécifiques, mais qu’Ordinata exerce en mettant en œuvre à chaque fois les mêmes principes de base.

Principes du coaching "à la façon d'Ordinata"

1. La réciprocité. Ce principe nous tient à cœur : comment instaurer en effet une relation de confiance entre deux personnes (voire entre une personne et une équipe), si le coaché « se plonge » unilatéralement dans la démarche, tandis que le coach reste confortablement à quai ? A chacun son bocal, certes, et l’intérêt principal de faire appel à un accompagnateur consiste précisément dans le fait que le coach ne vit pas dans le bocal du coaché… Mais cela étant acquis, coach et coaché demeurent essentiellement des êtres de relation. Pour établir et cultiver cette relation, un minimum de réciprocité est indispensable.

Un exemple concret : lorsque, dans une démarche de coaching individuel, la personne coachée est amenée à découvrir son profil de fonctionnement personnel, le coach d’Ordinata partage brièvement son propre profil avec elle, de sorte qu’il y a réciprocité dans le « savoir sur l’autre ». En plus, cela présente l’avantage pour le coaché de faire la connaissance d’un autre profil que le sien, ce qui enrichit sa connaissance globale en la matière.

Etymologiquement, le mot « accompagnement » vient de l’ancien français compain, compagnon. La relation de coaching comprise comme un accompagnement débouche donc tout naturellement, à notre avis, sur une relation de réciprocité dont le compagnonnage représente la forme minimale, et l’amitié, le sommet. Grâce à cette réciprocité, l’accompagnement est vécu comme une proximité l'un à l'autre.

Gare à la « neutralité » du coach ! Au contraire, c'est en s'engageant dans la relation là où cela est pertinent qu'il apporte un vrai soutien à la personne coachée.

2. Le questionnement. « Personne ne peut poser une question si elle ne connaît pas déjà au moins une partie de la réponse », affirme judicieusement le systémicien Jacques-Antoine Malarewicz. Consciente de sa responsabilité dans une démarche de coaching, Ordinata met grand soin à la formulation de ses questions.

La source philosophique du questionnement est la maïeutique, cet art inventé par Socrate qui consiste, selon le dictionnaire, « à faire découvrir à l’interlocuteur les vérités de son esprit en lui posant une série de questions ». Il s’agit pour nous de questions bien choisies et mûrement réfléchies, mais aussi de questions saisies au vol d’une intuition, surgies au détour de la conversation, écloses d’un geste ou d’un regard. Ordinata affectionne tout à la fois les questions timides et les questions qui claquent comme un drapeau au vent, les questions espiègles et les questions convenues, les questions inattendues et les questions qui dérangent. Dans tous les cas, nous cherchons à ce que nos questions - à l'exemple des vôtres ! - fassent réfléchir, réagir, agir…

3. Le décalage. Dans le jargon des pompiers français, un décalage est… un départ en intervention ! Mais ce n’est pas le sens que nous donnons à ce terme, qui caractérise si bien nos interventions. En effet, si la réciprocité, la proximité et le questionnement nous font « être avec » la personne ou le groupe coachés, le décalage permet d’instaurer une dynamique de dissociation qui, à certains moments, peut s’avérer très utile dans un accompagnement. Les moments du « être avec » sont la plupart du temps au service de l’homéostasie du système de la personne coachée, conformément à la demande implicite (ou parfois même explicite) de celui-ci de n’y rien changer : tout en étant affrété pour faciliter un changement, le coach est en réalité censé être garant... du non-changement ! Les moments de décalage permettent de briser cette logique, de « sortir du cadre » ; et le coach devient, quelques brefs instants, agent de vrai changement, de « changement 2 » comme l’appelait le systémicien Paul Watzlawick (voir Changements. Paradoxes en psychothérapie, Editions du Seuil 1975, p. 97 ss.).

Terminons ces réflexions sur le coaching en disant qu’Ordinata arbore avec conviction l’épithète « coaching d’entreprise », alors que nous n’aimons pas du tout être appelés des « coachs » ! Du coaching, oui, c’est quelque chose que nous faisons chaque jour. Mais ce n’est pas pour autant un métier avec lequel nous nous identifions. Dans le fond, nous serons toujours avant tout « philosophe manager » et « archéologue d’entreprise » !

Lecture conseillée : Jacques-Antoine Malarewicz, Réussir un coaching. Grâce à l'approche systémique, Editions Village Mondial 2003.


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