consentement

Le mot « consentement » désigne une caractéristique clé du processus de décision de la dynamique participative dans les organisations. Il s’entend par contraste avec le terme « consensus ». Dans un consensus, tout le monde est d’accord ; le consentement, au contraire, naît quand plus personne ne dit non !
L’un des principes de base de la dynamique participative ou sociocratie est que les décisions vitales sont prises en invitant l’ensemble des parties prenantes à formuler les objections raisonnables qu’ils ont à la proposition soumise à la décision. Il suffit donc qu’une seule personne refuse son accord pour que la décision soit – momentanément – bloquée. Mais parfois les objections sont nombreuses, et le cercle des décideurs mettra alors toute sa créativité à contribution pour intégrer les objections dans la proposition. La décision est prise quand l’ensemble des objections ont ainsi été levées.
Pour empêcher le consentement, une objection doit être raisonnable, c’est-à-dire qu’elle doit pouvoir être argumentée et qu’elle est compréhensible pour les personnes présentes, même si elles ne la partagent pas forcément.
Quand les décisions d’une organisation sont prises par consentement, ses membres se concentrent sur ce qui est vraiment important, sans trop s’arrêter sur les détails. « J’aurais peut-être préféré une autre solution que celle proposée, mais je n’ai pas d’objections à celle-ci, je peux vivre avec », entend-on souvent à l’issue d’une prise de décision.
A l’inverse, lorsque la proposition transgresse une limite de tolérance du système de ceux qui sont censés mettre en œuvre la décision, l’objection permet d’y attirer l’attention et de « bonifier » la proposition avant qu’il ne soit trop tard. En ce sens, une objection est un cadeau qui rend les décisions prises bien plus réalistes et facilite leur mise en œuvre sur le terrain.
Pour en savoir plus :
Le cours de natation d'Ordinata, module d'introduction : pratique des processus de dynamique participative.
